Un pour tous, tous pour un !

Dans cet Edito du dernier journal de Sortir du nucléaire nous lançons un appel, donnez votre avis !

Le peuple suisse s’est prononcé en novembre 2016 à 46 % pour la sortie du nucléaire. Certes, ceci n’a pas suffi, mais six mois jour pour jour plus tard, le même peuple suisse a adhéré à plus de 58 % au principe de la transition énergétique 2050.

Une large majorité de nos concitoyens est donc favorable à l’abandon du nucléaire, la nuance étant dans les moyens pour y parvenir et peut-être aussi dans le rythme. Face aux tenants du tout nucléaire, nous sommes nombreux, très nombreux à vouloir sortir notre pays de ce guêpier. Les moyens pour y parvenir sont multiples et nous savons que la solution passera par la diversification des sources d’énergie, le remplacement des énergies fossiles par des énergies renouvelables, ainsi que par des économies d’énergie.

Avons-nous bien affirmé qu’il fallait développer les énergies renouvelables ? C’est là que se trouve le point de ralliement de tout le front uni des forces opposées au nucléaire. Oui, nous pourrons gagner en présentant l’unité dans la diversité.

Nous devons toutefois admettre que certains adversaires du nucléaire sont très réticents face aux éoliennes et nous devons apprendre à travailler avec eux.
Oui, nous avons entendu ceux qui s’inquiètent de l’arrivée des éoliennes dans le paysage. Il nous faut maintenant les écouter. Nous souhaitons ouvrir le débat et les colonnes de notre journal à celles et ceux qui craignent l’énergie du vent. Vous êtes les bienvenus, nous souhaitons vous entendre, vous lire, entamer un dialogue constructif avec vous.

Ensemble nous serons plus forts, ensemble nous gagnerons !

Marc Oran
Membre du comité de Sortir du nucléaire

9 réflexions sur “ Un pour tous, tous pour un ! ”

  • 6 janvier 2018 à 11 h 48 min
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    Bonjour,

    Oui, il faut remplacer le nucléaire par du renouvelable ! Il faut remplacer les énergies fossiles par autre chose !

    Mais attention de ne pas prendre pire !

    Les voitures électriques ? Oui, mais on va se faire shooter par elle car on ne les entend pas arriver sur notre chemin à 30 km/h, là où il n’y aura jamais de troitoir. Et puis le bilan écologique des batteries électriques (les fabriques, les recycler, …) est-il vraiment encourageant ?

    Les éoliennes ? Je n’aimerais pas en avoir sur ma tête ! Cela fait du bruit, cela tue des oiseaux, ce n’est pas beau dans le paysage, …

    Mais on pourrait mettre de l’énergie ailleurs pour les changements : je viens de changer mon chauffage et j’ai mis un chauffage à gaz; pourquoi ? car le chauffage à distance (SATOM à Monthey) ne s’intéresse pas aux villas individuels; ils ont même refusé de faire une offre; d’ailleurs ils importent maintenant du bois d’Allemagne car on trie trop nos déchets … je voulais des pellets en fait, mais sans subvention c’est peine perdue et pour avoir des subventions il faut avoir un projet de > 500 m2.

    Il faudrait des subventions plus importantes pour le solaire, pour l’isolation des bâtiments, … et arrêter de gaspiller l’électricité à droite et à gauche. C’est là qu’il faut mettre de l’énergie !!

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  • 6 janvier 2018 à 11 h 53 min
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    Certes diminuer notre consommation par la raison et l’amélioration technique de l’équipement des installations qui la nécessite est prioritaire. L’impact esthétique des éoliennes peut disconvenir à certains (ce qui n’est pas mon cas). Mais pour la sécurité de la planète et de ses habitant cela reste une solution que je trouve élégante.

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  • 6 janvier 2018 à 12 h 06 min
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    L’éolien, comme la géothermie est en Suisse un complément de la principale énergie renouvelable qu’est le solaire; il faut en user avec discernement, sachant que le solaire – ainsi que les économies d’énergie – apporteront l’essentiel dans la transition. Une éolienne de 7.5 MW et de 200 mètres de haut fournit 7,5 GWh dans les endroits les moins bien situés, ce qui n’est pas négligeable, mais reste modeste dans le cas suisse où les contraintes d’implantation sont fortes; en revanche la remise en état des lieux est facile quand l’installation est ôtée et les matériaux requis par les éoliennes sont plus aisés à obtenir que ceux dont a besoin le solaire photovoltaïque. Enfin, chacun de ces deux agents sont souvent productifs quand l’autre ne l’est guère, ce qui évite en partie le stockage de l’électricité. Bref, un oui raisonné à l’éolien.

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  • 7 janvier 2018 à 12 h 14 min
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    Il ne suffit pas d’être opposé au nucléaire! Agir et développer la diversité des énergies douces pour le remplacer est une priorité incontournable! Les éoliennes en font partie, elles ont leur place là où leur rendement est important, je les trouve esthétiques même ( j’aime les voir tourner!); le danger évoqué pour la faune par ex. me paraît insignifiant par rapport aux routes et à la pollution de leurs habitats entre autres nuisances. Quant au bruit évoqué, qui habite assez près pour en être véritablement gêné? serait-ce un de ces motards ou autre conducteur d’engin à moteur bruyant qui arrose bien plus nombreux que lui?

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  • 8 janvier 2018 à 7 h 00 min
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    LE PUBLIC EST MAL INFORMé sur l’éolien-
    il faudrait un dossier simplifié, mais crédible:
    – pour chaque problème, la perspective d’amélioration
    – bruit, distance aux habitations, règlements dans pays environnants, comparer avec suisse
    – blocs de glace, danger, solution ailleurs Scandinavie!?
    – oiseaux (espèces qui y collisionnent?), chauve-souris … quantifié? comment faire?
    -autres « hélices »? -je me rappelle la « voile » en forme de tour du bateau de Cousteau: elle n’aurait pas l’effet « hachoir » du ventilateur!

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  • 8 janvier 2018 à 8 h 58 min
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    Bien sûr, il faut avant tout et surtout ECONOMISER l’énergie.
    Mais ça ne suffira pas. Et s’opposer aux éoliennes me semble futile, face aux nuisances du nucléaire mais aussi des énergies fossiles.
    Des solutions ont été trouvées, ou le seront, concernant les fameux problèmes de bruits, de projection de bouts de glace, de menace sur oiseaux et chauve-souris…
    Quant aux paysages… pourquoi diable trouve-t-on si beaux les moulins à vent, ces éoliennes de jadis ?…
    La grande majorité des opposants aux éoliennes dissimulent sous un discours pseudo-écologiste des intérêts égoïstes (lesquels ne sont nullement répréhensibles en soi).
    Bref : Economisons, mais aussi construisons des éoliennes, multiplions les panneaux solaires et la géothermie, etc. etc.

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  • 9 janvier 2018 à 17 h 48 min
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    Un des risques, c’est de passer d’une consommation boulimique d’énergie d’origine nucléaire à un approvisionnement à 100% renouvelable, boulimique elle aussi.
    Il aura fallu à coup de publicités et de manoeuvres faire « bouffer de l’électron nucléaire » au pays pour rentabiliser la construction hors controle de 1,2,3,4 puis 5 réacteurs nucléaires et sa production non-stop, non régulable de courant. C’est là un héritage de bétise qu’il serait dommage de conserver a l’ère des renouvelables.
    La croissance du renouvelable, c’est l’occasion de réguler notre consommation avec intelligence, en quantité et dans la journée, dans l’année, pour nous mettre en phase avec les forces et les limites de la nature.
    Alors oui développons l’éolien, mais dans un élan d’adaptation de nos « besoins » à la nature et pas avec l’arrogance qui a caractérisé le développement du nucléaire. Une piste très intéressante est celle du développement de parcs éoliens par en bas, sous forme de coopératives de production, à l’initiative des localités concernées et de ses citoyens associés. C’est peut être moins utopique que le modèle actuel qui ne remporte finalement que très peu de succès.

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  • 11 janvier 2018 à 18 h 43 min
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    En vitesse et désolée mais l’essentiel pour moi est qu’on sorte au plus vite du nucléaire !

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  • 13 janvier 2018 à 15 h 20 min
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    Le nucléaire fait peser une épée de damoclès sur nos têtes, un chantage qui nous pousse à accepter des réponses industrielles à la question de l’énergie. J’aimerais faire entendre une critique politique et non « égoïste » du grand éolien. Des installations qui nécessitent des millions d’investissement et un réseau étendu pour distribuer le courant ne peuvent que s’insérer dans des rapports sociaux et des structures capitalistes. Les implanter dans des territoires préservés constitue une industrialisation de ces territoires: les voilà connectés à la métropole par des routes et autres réseaux. Il faut appeler un chat un chat, à savoir une usine électrique dans une nouvelle zone industrielle. On peut s’en accomoder, on peut aussi dire sa colère contre l’Etat et les industriels qui nous ont mis le couteau sous la gorge. Dire aussi que la croissance des renouvelables ne compense même pas la croissance de la consommation des nouvelles technologies qu’on nous contraint à adopter. Conclure enfin que ça montre une fois de plus que la technologie et la liberté sont antinomiques.

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