Sortie annuelle le 21 octobre 2017

Notre sortie annuelle aura lieu le samedi 21 octobre au matin, avec un programme résolument tourné vers la transition énergétique : nous allons visiter la centrale hydroélectrique de Hongrin-Léman. Mise en service dans les années 70, cette centrale a vu sa capacité augmenter cette année pour atteindre désormais 480 MW. L’usine de Veytaux permet de stocker près de 100 GWh dans son bassin en pompant l’eau du Léman et la restitue lorsque nécessaire : un ouvrage taillé pour servir de pile de régulation ! Inscrivez-vous rapidement à info[at]sortirdunucleaire.ch, les places sont limitées à 30 personnes !

La visite est gratuite, des habits chauds et des bonnes chaussures sont recommandés, et nous vous rendons attentifs au fait que la visite d’une centrale hydroélectrique n’est pas indiquée pour des porteurs de pacemaker.

Programme :
09h30 Rendez-vous devant la centrale existante de Veytaux
Visionnement des films de présentation FMHL et FMHL+
10h00 Visite de la centrale existante de Veytaux
11h00 Visite de la nouvelle centrale de Veytaux
12h00 Fin des visites sur place
12h30 Repas dans un restaurant proche, prix à la charge des participants

Le plus simple pour y accéder est en train (depuis Lausanne, train régional pour Villeneuve, arrêt « Chillon », 5 minutes de marche en direction de Villeneuve), ou train direct pour Montreux et fin en bus (Ligne 201 direction Villeneuve, arrêt « Grandchamp »).
En voiture il y a le parking des visiteurs pour le Château de Chillon qui n’est pas loin (mi chemin entre la gare de Chillon et la centrale de Veytaux).
 

2 réflexions sur “ Sortie annuelle le 21 octobre 2017 ”

  • 17 octobre 2017 à 19 h 27 min
    Permalink

    Bonjour,

    Je ne pourrai pas venir le 21, mais je vous envoie mon point de vue sur Veytaux II

    Hongrin II et Cie, un pari raté mais utile
    Un pari raté mais utile, car il permettra de stocker les surplus de productions de renouvelable dans le futur.
    Les centrales de pompage-turbinage disposent d’un lac de retenue en amont du barrage et d’un bassin en aval dans lequel l’eau déjà utilisée peut être pompée et réinjectée dans le lac en amont. Elles contribuent à la sécurité d’approvisionnement et à la stabilité du réseau.
    Le barrage de l’Hongrin, avec son bassin versant naturel peut produire 190 millions de kWh par an, on nous en promet un milliard, soit 5 fois plus.
    Les puissances installées de ces ouvrages sont énormes, mais elles ne sont utilisées que lors de fortes demandes pour de courtes durées.

    Cependant, la décision de construire des centrales de ce type dans le pays n’avait pas pour but de stocker les surplus des énergies renouvelables mais de faire de juteuses affaires.

    Comment? Mais simplement en achetant sur le marché les surplus, notamment des centrales nucléaires, avec production constante jour et nuit. Les énormes surplus de nuit sont achetés à très bas prix, soit quelques centimes le kWh. Ensuite, lors des pointes de consommation de l’industrie et des ménages, en milieu de journée, il y avait un manque de production et les prix de ces pointes étaient supérieurs à 50 ct le kWh et même jusqu’à plusieurs francs lors des grands froids en France. C’était de véritables pompes à fric et très rentables. Les décisions d’agrandir comme à l’Hongrin II et de créer de nouvelles installations de pompage-turbinage en investissant plusieurs milliards de fr.
    Pour les 4 importantes réalisations de ce type soit: Emosson 1.8 milliards, Linth-Limmern 2,1 milliards, Lagoblanco 1,5 milliards et Hongrin II 333 millions (?) on peut comprendre que cela pouvait être très rentable.

    Malheureusement, le drame pour ces investisseurs, c’est qu’à la fin de ces énormes et longs travaux, il n’y a plus de demande à midi. La faute à trop de renouvelable en Europe, notamment photovoltaïque et éolien. On décrète alors les barrages déficitaires, la faute au charbon allemand, ce qui est partiellement vrai, on pense même vendre nos barrages aux chinois ! La solution de secours est venue de la nouvelle loi sur l’énergie, où les puissants lobbys de l’électricité on fait adopter, par nos autorités obéissantes, qu’une grande partie du centime additionnel prélevé sur le kWh soit versé pour les grands barrages, tout en supprimant l’aide à la mini-hydraulique qui se voit stoppée dans sa magnifique progression et en décourageant la pose de panneaux PV.

    L’acceptation de la nouvelle loi par le peuple doit les réjouir, ainsi la solution du renouvelable est freinée. La suppression totale du nucléaire et des énergies fossiles, est possible. Le combat à mener est énorme et Il appartient aux politiciens progressistes de remettre l’ouvrage sur le métier, notamment la taxe sur le CO2 et une politique des énergies renouvelable revue et corrigée. C’est créateur d’emploi et le meilleur gage pour la protection de notre environnement.

    Ernest Badertscher
    22 mai 2017

    Réponse
  • 19 octobre 2017 à 1 h 39 min
    Permalink

    La première partie de l’analyse d’Ernest Badertscher décrit bien la situation. Par contre il est probable que des installations prévues au départ pour « valoriser » le courant de bande nucléaire, produit en surplus la nuit et les w.-e., seront utiles pour compenser le caractère intermittent du solaire et de l’éolien. Au départ elles seront peut-être peu utilisées, mais la situation changera avec la mise hors service des vieilles centrales nucléaires et au charbon, à moins que le stockage décentralisé par batterie, ou par d’autres techniques, se développe fortement.
    Quant à la mini-hydraulique c’est l’intervention du WWF, soucieux de préserver les espaces naturels, qui a stoppé sa progression. Et il est logique que les aides directes au photovoltaïque baissent vu la baisse du coût des installations PV.
    Je partage par contre la conclusion d’Ernest : le combat à mener pour que l’ensemble des énergies fossiles soit remplacé par des renouvelables est énorme : le lobby nucléaire veut poursuivre l’exploitation des vieilles centrales nucléaires, se souciant peu des risques d’accident et des problèmes posés par les déchets nucléaires… La possibilité d’extraire du pétrole et du gaz prisonnier dans des roches repousse de centaines d’années l’épuisement des gisements, et augmente d’autant les risques de bouleversements climatiques…
    Poursuivons donc ensemble notre engagement.

    Réponse

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